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Chronologie des paroisses fondées ou desservies par les scj depuis 1912

 

(Kumbo-Foumban-Dschang-Bonaberi-Bafang-Nkongsamba-Bafoussam- Yaoundé…)

La question de la fécondité est tellement chère à l’Africain que nous ne manquons pas très souvent de préciser pendant certaines cérémonies importantes : « il a tel nombre de fils/filles, tel nombre de petits fils/filles, de nombreux arrière-petits fils… » et parfois avec beaucoup d’admiration, ceci pour susciter une vive mémoire de cette personne qui nous est très chère. En ce qui nous concerne dans cet article, il s’agit de ne pas faillir à notre devoir de reconnaissance envers les braves missionnaires SCJ pour le travail abattu

, mais beaucoup plus notre devoir d’action de grâce au Seigneur pour la force et le courage dont il les a comblés et pour les cœurs qu’il a préparés lui-même pour accueillir la Bonne Nouvelle du salut apportée en terre camerounaise depuis 1912 au-delà des vents et marées. Nous nous proposons à cet effet de procéder par le système de filiation entre les paroisses comme dans un arbre généalogique en faisant mention des fondateurs respectifs pour besoin de précision.

Les quelques années de présence des dehoniens Allemands leur ont permis de créer les missions de Kumbo et de Bekom en plus de celle d’Ossing hérité des pallotins. Après la 1ère Guerre Mondiale, des missionnaires venant du Congo Belge remplacent les Allemands interdit de séjour au Cameroun. Ceux-ci se sont dirigés à Foumban où vit le jour  la chapelle qui deviendra plus tard mission Ste Catherine. En 1920, sous l’insistance des chrétiens, ils font des visites pastorales à Kumbo.  Ils y travailleront d’arrache pieds  pendant trois ans. Il s’agit précisément des pères Mannecart et Aimond et du Frère Casimir. La mission de Foumban donnera naissance à la mission de Foumbot en 1951 et à la paroisse de Magba en 1965.  La mission de Foumbot donnera naissance à son tour à la paroisse Ste Thérèse de Bankouop fondée par le père Munari en 1966.

La mission Sacré-Cœur  de Dschang (fondée et construite en 1910 par les pères pallotins), sera rouverte en 1923 par les Prêtres du Sacré-Cœur de Jésus. Elle donnera naissance à la paroisse St Augustin de Dschang-Ville en 1962 de laquelle sera crée la mission St Laurent de Bafou en 1951 et celle de Bamété (Mbouda) en 1946. La mission St Laurent de Bafou fut fondée par le père Bader en 1951, ceci après la grande préparation faite au préalable par l’abbé Gilbert Kwamou depuis 1950. Il sied de signaler que c’est dans cette mission que le tout premier collège du diocèse de Bafoussam voit le jour avec le travail du père Emile Romain en 1964. Cette mission donnera naissance à deux autres paroisses : St Vincent de Paul de Bansoa en 1957 et St Nicolas de Flue de Baletet en 1968.

La mission Sainte Anne de Babeté fondée par le père Jean Baptiste Bernard sera mutée à Mbouda à 3Kms à cause des troubles. De la mission de Bafou on tiendra celle de Bangang en 1958 dédiée à St Jacques et celle de Babadjou en 1965, fondée par le père Xavier Zemb. La mission de Baham donnera jour à celle de Batié en 1969 tandis que la mission de Bangang donnera jour à celle de Batcham en 1970. La mission de Bafoussam donnera jour à celle de Bamendjou en 1953, à la paroisse St Albert le Grand de Tamdja en 1965, et à celle de Doumelong en 1969.

À partir de Dschang, les pères SCJ ouvrent la mission de Bonaberi en 1923, puis Mbanga en 1927, Yabassi en 1931 et Souza en 1951. La mission de Mbanga donne naissance à celles de Loum-chantier en 1948, Penja en 1951 et Nyombé en 1952. Loum-chantier donne naissance à son tour à la mission de Loum-Ville en 1964. Signalons que la mission St Jean Baptiste de Loum fut fondée par le père Jean Baptiste Bernard tandis que la mission de Komako fut fondée en 1949 par le père Gérald Schwall.

   La mission de Souza est fondée par le père Maoli en 1951, mais c’est le clergé diocésain en l’occurrence l’abbé Maurice Fongang, qui va s’occuper de l’évangélisation et de l’organisation de la mission. La mission de Penja voit le jour en 1951 avec le concours des pères Roy et Jeannette. La paroisse de Nyombé qui vit le jour en 1962 fut fondée par le père Léonard Van Zijl après une bonne préparation de la communauté par le catéchiste Bernard Ngou.

 La mission de Bonaberi fut fondée par le père Aimond le 03 juillet 1923. (Il faut signaler que Bonabéri avait déjà été évangélisé par les pallotins avant leur passage à la zone anglophone. Le père Albani (SCJ) y a construit une belle Eglise qui fut inaugurée par Mgr Paul Bouque en fin Février 1938. La Mission Notre Dame du Sacré-Cœur de Banka fut fondée par le père Paul Gonthier, le 25 septembre 1925. La mission Notre Dame de Lourdes de Mbanga fut fondée le 15 août 1927 par le père Léonce Lebrun. La mission Ste Marie Immaculée de Nkongsamba fut fondée par le père Martin Lommel en 1928.

Cette mission donne naissance aux paroisses de Kola en 1953, de Manjo en 1955, de Barré soumtou en 1961, de Ndoungué en 1963, de Barré la même année, de Fraouton en 1964, de Manengolé et d’Ekangté en 1968. La paroisse de Manjo donne jour à la paroisse de Djoumbeng en 1972, tandis que la paroisse de Fraouton donne jour à celle de Nzondji en 1973. De la mission de Mélong qui voit le jour en 1936 seront crées celles de Santchou en 1975, et d’Elong-Nbo en 1978.

La paroisse de Banka  fondée en 1925 (année de la mort du fondateur de la congrégation ; le vénérable Jean Léon Dehon) donne jour à la mission de la Moumée en 1946, de Komako  fondée par le père Gérard Schwall en 1949, de Pouango en 1967. La mission de la Moumée qui fut initiée par le père Georg et fondée par le père Munari en 1946, donne naissance à la paroisse de Kékem en 1966 et celle de Komako donne jour à la paroisse de Nkondjock en 1972. Banka a aussi donné naissance aux paroisses de Bandja, de Bafang en 1966 et de Bana en 1967.

La mission Ste Thérèse de l’Enfant Jésus de Bandjoun fondée par le père Télesphore Sourie en Juillet 1928, donnera naissance à la paroisse Notre Dame des sept douleurs de Bangangté en 1939 (qui hébergera la première maison régionale et le pré-séminaire), à la mission St Joseph de Baleng de Bafoussam en 1949 (mais qui fut dédiée à St Joseph le 19 mars 1950), aux missions St André de Baham en 1950, Ste Jeanne d’Arc de Bayangam en 1951, de Semto (Bandjoun) en 1966, et de Mbouo en 1969. La mission de Bangangté donne jour à la paroisse St Jean Baptiste de Tonga en 1967 et St Joseph de Bazou en 1968.

La mission de Bayangam fut fondée par le père De Paoli en 1951. Celle de Foumbot par le père Alfred Delanoy (détaché de Foumban) en 1951.  Cette dernière donnera naissance à la mission St Antoine de Bamendjou avec pour supérieur le père Xavier Zemb. De Bamendjou nous aurons les paroisses St Albert le Grand de Tamdja en 1964 avec pour supérieur le père Pierre Tchouanga et Ste Bernadette de Doumelong en 1969. En 1970, la paroisse de Baleng est choisie comme cathédrale du diocèse de Bafoussam.

Il sied de signaler que nous ne saurons prétendre à l’exhaustivité dans notre présentation. Ces multiples œuvres étant présentées de façon très synthétique et disparate dans leur ordre de filiation, il nous semble indiqué de préciser que le plus important pour nous n’est pas l’énumération, mais, il est plus question de revenir sur nos pas comme le dixième lépreux de l’Evangile pour dire merci à Dieu de toutes ces merveilles qu’il a opérées pour nous par nos frères consacrés à lui. Voilà pourquoi nous ne manquerons d’évoquer la naissance de la congrégation féminine des sœurs de la Sainte Famille par le concours de Mgr Paul Bouque.  

Aussi, le 20 Avril 1931, le petit séminaire ouvre ses portes à Nkongsamba avec 10 élèves (6 venus de Mbanga et 4 venus de Nkongsamba), à la grande satisfaction du père Gontier qui en fut le premier recteur, qui s’exclame en ces termes : « [quelle] joie immense à la pensée de pouvoir préparer des jeunes gens noirs à devenir un jour des prêtres noirs sur notre terre africaine et dans notre chère préfecture. » (Cf. P. Gontier, cité par Joseph Kuate in « Avançons Ensemble » N° 5 (79) septembre-octobre 2010) cette exclamation prouve à plus d’un titre l’ardant désir qui animait nos pères de nous aider à grandir dans la foi au point d’être aussi un jour des missionnaires pour nos frères et sœur comme ils l’ont été pour nous à la suite du Christ. Le même père Gonthier serait plus porté aujourd’hui à chanter le cantique de Siméon puisque son rêve est entrain de se réaliser.

Nous ne manquerons pas d’évoquer les autres paroisses fondées par les Prêtres du Sacré-Cœur de Jésus dans la zone de Yaoundé en l’occurrence la paroisse de Mfou, de Ntem-assi, d’Elig-Edzoa, de l’Omnisport,…

Nous avons réservé consciemment la paroisse Sacré-Cœur de Diandam érigée en 2004, fille de la paroisse St Pierre de Ndiembou pour le dernier point afin de maintenir le goût et l’admiration au vu de son joyau architectural et du symbole qu’elle représente pour les prêtres du Sacré-Cœur de la province du Cameroun et de la congrégation entière.

Comme nous pouvons le constater, nous sommes presque essoufflés avant même d’avoir terminé de citer les « fils » pour parler en langage africain ; si tel est le cas, qu’en sera-t-il des « petits-fils » et des « arrières petits-fils » qui continuent à naître ? Disons tout simplement que le Seigneur a fait pour nous des merveilles, que son nom soit loué à jamais. Cependant, loin de nous limiter à l’admiration, assignons-nous le devoir de porter en mémoire ces vaillants missionnaires qui ont consacré leur vie à la cause de l’évangile et nous ont aidé à connaître le Christ Sauveur.

Prions du fond de notre cœur pour ceux de ces acteurs de l’évangélisation (prêtres ou catéchistes) qui ont déjà quitté cette terre afin qu’ils jouissent de la félicité éternelle et apportons chacun notre pierre pour soutenir l’édifice qu’ils nous ont légué en devenant nous même, chacun à son niveau, des acteurs infatigable de l’évangélisation. Puisse le Seigneur faire de chacun de nous des missionnaires à la mesure de son amour.

Nous voulons préciser que nous avons utilisé distinctement le terme mission et paroisse pour désigner la même réalité mais à des périodes différentes. Ceci dit, par respect de l’histoire, jusqu’en 1955, nous utilisons le terme mission. Mais après 1955, nous utilisons le terme paroisse.

 

Fr Innocent Yomi Kouissi, scj